Ars brevis vita longa

Sur le divan de Freud |14.01.2010| par Catherine Cochard

Posted in arts by sweetsweetzerland on 14/01/2011


[photo: The God of Small Things, Lucian Freud captured on film by filmmaker Tim Meara for Nowness]

Et quand je dis Freud, ça n’est pas du psychologue que je parle, mais bien de son petit-fils Lucian, le seul Freud qui soit un génie à mon sens. Pas de raison particulière, pas d’actualité non plus, si ce n’est que je ne me lasse pas de son génie.

Né en 1922, le peintre britannique d’origine autrichienne a traversé les époques avec des oeuvres qui correspondent à chaque époque, à chaque décennie, tant elles s’intéressent au sujet de la peinture, sans aucun autre but que de le transfigurer dans toute sa vérité. La touche de Freud est authentique, sans concession, cruelle même mais uniquement par souci de montrer les choses telles qu’il les perçoit. Comme un devoir moral de ne rien encenser, de ne pas – pour le souvenir – fantasmer le sujet, le sublimer comme l’ont fait tellement de potraitristes. Aussi, Lucian Freud n’appelle pas ses nus des « Nude » mais des « Naked », pour mieux dire cette vérité nue, dépouillée de toute volonté de rendre les corps plus lisses et plus désirables qu’ils ne le sont en réalité. Et peut-être aussi pour signifier que la beauté n’est en fin de compte que le produit du plus grand nombre et de l’époque. Alors que l’émotion esthétique, elle, prend forme dans l’étrange et dans ce qui semblait de prime abord laid et repoussant.

Lucian Freud sur Nowness

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