Ars brevis vita longa

De l’évolution du concept d’action hero |21.12.2010| par William Türler

Posted in société by sweetsweetzerland on 21/12/2010


[photo: Rambo II]

Cet automne, je suis tombé par hasard sur Rambo: first blood, diffusé sur une chaîne de la TNT. Adolescent, ce film sur le retour au pays d’un vétéran du Vietnam foutant un bordel sans nom dans une petite bourgade américaine m’avait, comme d’ailleurs la plupart de mes jeunes camardes de classe, plutôt marqué.

Ceci dit, je n’avais pas compris, à l’époque, à quel point le personnage de John Rambo était timbré (notamment lorsqu’il pleure comme une madeleine dans les bras du colonel après avoir mis le feu à tout un quartier, voir lien ci-dessous), ni d’ailleurs le côté anar complètement jouissif de la mise en scène de destruction de cette petite ville.

Cela m’a donné envie de revoir plusieurs films datant de cette période, tels que les très réussis The Thing ou Predator. Mon constat est qu’on ne fait plus de film d’action ou d’horreur de cette trempe: à la fois originaux, précurseurs et s’adressant à un large public.

Les actions heros eux-mêmes ont beaucoup évolué. Dans les années 80, il n’était pas rare qu’ils tiennent des propos de psychopathe, qu’ils se montrent suicidaires ou, pour résumer, politiquement incorrects. Des caractéristiques qui se sont ensuite progressivement aplanies au fil des suites commerciales inlassablement programmées par les studios.

Le contraste avec l’action hero d’aujourd’hui est encore plus saisissant. S’ils restent sévèrement burnés, Jack Bauer ou Jason Bourne représentent des personnages avec peu de relief, fonctionnant plutôt comme des machines à chasser du terroriste ou à désamorcer des bombes.

Quant au come-back de Stallone dans le plutôt marrant The Expendables, on soulignera l’effort… Mais l’âge d’or du cinéma d’action 80’s nous semble bien loin.

http://www.youtube.com/watch?v=a45FfbO32KY

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