Ars brevis vita longa

Bally, suisse et smart |26.11.2010| par Catherine Cochard

Posted in mode by sweetsweetzerland on 26/11/2010

[photos: Catherine Cochard, à l’occasion des 100 ans de la boutique Bally de Lausanne, novembre 2010]

Dernièrement, on s’est beaucoup demandé si la mode suisse existait, notamment à l’occasion des Charles Vögele Fashion Days de Zurich. On a alors parlé en long et en large d’Akris et des jeunes talents prometteurs issus ou non de la HEAD Genève. Mais on a pas tellement pensé à Bally. Une erreur puisque la marque « Made in Switzerland » – dont le QG se trouve sur les rives du lac de Lugano – se porte à merveille et cultive avec passion son style et sa fabrication helvétiques.

A première vue, ce qui est frappant c’est le caractère posé de l’esthétique Bally. Un look qui profite de la tendance néo-bourgeoise de saison pour affirmer son goût pour la qualité et la noblesse des matériaux. Des cuirs et des lainages choisis pour leur élégance naturelle et des coupes qui redéfinissent le vestiaire classique avec juste ce qu’il faut d’allure contemporaine.

Le renouveau de la griffe suisse de chaussures, accessoires et prêt-à-porter féminin et masculin intervient dès 1999, lorsque Oerlikon-Bührle Holding Ltd – le groupe alors propriétaire – revend la société au groupe Texas Pacific Group. En 2007, les investisseurs américains choisissent de placer un compratriote à la tête de la direction artistique, l’Américain Brian Atwood, un designer expert en matière de chaussures découvert par Gianni Versace himself. Mais le style très à la pointe du natif de Chicago ne correspond pas longtemps aux critères de Bally, ou plutôt aux goûts plus conservateurs des clients. « Les talons des chaussures étaient beaucoup trop hauts », explique poliment l’attachée de presse de la marque.

Depuis mars 2010, ce sont Michael Herz et Graeme Fidler – deux anciens de chez Aquascutum, une maison anglaise assez traditionnelle – qui se chargent de définir les différentes collections, en puisant leur inspiration dans les archives de Bally, qui malgré ses origines et ses 150 ans d’existence n’a toujours pas de montre à proposer.

www.bally.com

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