Ars brevis vita longa

+ Pascale Favre jusqu’au 8 août 2010 Distant Memory Kunstmuseum Soleure

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 06/06/2010

Pascale Favre (1970) vit à Genève. Elle a étudié l’architecture d’intérieur et a poursuivi des études aux Beaux-arts de Genève où elle a obtenu un diplôme en 2002.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Lieu(x) commun(s) est une installation (dessins, fresque murale, maquettes, son) qui retranscrit un paysage mental élaboré à partir de descriptions provenant de diverses personnes.
Celles-ci ont partagé le souvenir ou le rêve d’un paysage qui les ont marquées. Les conversations ont été enregistrées.

Une réappropriation s’est alors effectuée afin de retranscrire ces images tout d’abord par le dessin, puis la maquette.
Le dessin mural est une représentation possible d’un espace fictif regroupant des paysages différents. En travaillant à partir d’une nouvelle banque d’images mentales, cela a permis de questionner d’autres références et mon imaginaire même puisque la plupart des paysages évoqués étaient pour moi inconnus, physiquement parlant.
Le but de ce travail est d’écouter les descriptions par le biais des mp3 à disposition et de se plonger dans son propre univers
mental en étant complètement intégré dans l’installation.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Ce travail se différencie des autres installations où je faisais référence à mes propres souvenirs. Ici, les références proviennent des personnes qui les ont évoquées pendant les enregistrements. Elles ont été multiples, mais on peut relever par exemple: Patinir, Caspar David Friedrich, Piero della Francesca pour la peinture, Marcus Raetz pour les installations, Alvaro Siza et Frank Loyd Whright pour l’architecture, et en ce qui concerne le cinéma, le road
movie en général, mais aussi « Dodes’kaden » d’Akira Kurosawa, Fritz lang et même « Shining » de Stanley Kubrik.
Pour la construction du travail lui-même, des lectures sur la notion de paysage comme celles d’Alain Roger et de Michael
Jakob m’ont accompagnées. C’est à partir de ces multiples références qu’ont surgi mes propres souvenirs qui me
permettent de concevoir un espace que je désire réflexif.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
J’aimerais qu’elle soit perçue de la même manière que je l’ai construite, c’est-à-dire en multipliant les points de vues, en les additionnant, mixant, superposant, combinant, réinterprétant etc. Comme le paysage est surtout une construction personnelle, j’aimerais que mon travail puisse suggérer de nouveaux paysages aux spectateurs, leur paysage.

4- Quelle est la part intime de votre œuvre?
Ma part intime dans ce travail est peut-être moins frontale que d’habitude car au commencement, il s’agissait de m’en distancer
un peu. Au final, elle se révèle être plus inconsciente car je me suis surtout souciée d’autres intimités, mais très présente dans cette recherche d’infini.

jusqu’au 8 août 2010
Pascale Favre – Distant Memory
Kunstmuseum Solothurn
Graphisches Kabinett
Werkhofstrasse 30
4500 Soleure
+41 32 624 40 00

www.kunstmuseum-so.ch

www.pascalefavre.ch

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