Ars brevis vita longa

+ Charlotte Moth jusqu’au 17 juillet 2010 The Black Room Studio Sandra Recio Genève

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 06/06/2010

Image courtesy of the artist & Marcelle Alix, Paris

Charlotte Moth est née en 1978 à Carshalton au Royaume-Uni. Elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié de 2000 à 2002 à la Slade School UCL à Londres. De Janvier 2005 à Décembre 2006, elle a effectué une recherche au département des Beaux-Arts de la Jan van Eyck Acadiemie de Maastricht. Elle a fait plusieurs résidences dont en 2007-08 celle du Pavillon du Palais de Tokyo à Paris, suivie en 2008 d’une autre au Irish Museum of Modern Art. En 2009 elle a pu développer un projet au Château Bleckede en Allemagne. Elle a également participé à des projets curatoriaux dont une collaboration avec Falke Pisano appelée « falkeandcharlotte » au Ellen de Bruijne projects Amsterdam en 2006.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Pour décrire mon travail, il me faut introduire la notion de Travelogue. Le Travelogue est une collection d’images analogues (il ne s’agit que d’images que j’ai prises moi même, pas d’images trouvées) que j’ai débutée en 1999. Depuis, cette collection n’a cessé de croître et à présent elles se font le reflet de mes diverses expériences, des diverses étapes traversées, lieux visités. Cette collection sert de point de départ, de base conceptuelles à d’autres travaux, à d’autres développements, qui peuvent prendre aussi bien la forme de textes, d’installations sculpturales, d’interventions et de séquences de film digital.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Ce carnet de route se penche sur l’architecture moderniste et consiste en une étude approfondie des espaces architecturaux dans un sens large. Je pense à des endroits que j’ai récemment
photographié comme le Bauhaus de Dessau, une maison à
Bleckede, l’Allemagne, l’hôtel sur l’île de White, le musée Guggenheim, la maison d’Aby Warburg à Hambourg, une étagère à chaussures dans un ancien temple au Japon.
Le lieu, le site dans lequel une œuvre se trouve est aussi un
élément important qu’il ne faut pas négliger, car il est lui aussi un des matériaux qui constituent le travail, au même titre que les images du carnet de route. Entre ces deux entités – le lieu et les images- prend forme une conversation.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
J’aimerais que le spectateur face à mon travail ne sente pas en opposition, mais plutôt qu’il ait l’impression que mon travail lui donne peu à peu des pistes pour l’explorer, graduellement, qu’il crée et ménage des espaces propres à l’expérience personnelle de chaque spectateur. Ce serait déjà un bon point de départ.

4- Quelle est la part intime de votre œuvre?
Le fait que cette photo a été prise l’après-midi même du voyage qui devait justement me permettre de capturer l’image de cet arbre spécial. Le fait que j’ai regardé cet arbre imaginé par l’architecte français Robert Mallet-Stevens et les frères Martel, tout deux actifs en tant que sculpteurs ces cinq dernières années. Et enfin le fait que ce travail n’est pas en soit un travail terminé, achevé, mais une expérimentation autour de la lumière.

jusqu’au 17 juillet 2010
Charlotte Moth – The Black Room
Studio Sandra Recio
ports francs
route du Grand Lancy 6
1227 Genève
+41 (0) 78 784 57 16

www.sandrarecio.com

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