Ars brevis vita longa

+ Ruth Anderwald et Leonhard Grond jusqu’au 8 mai 2010 Widmer+Theodoridis Zurich

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 26/03/2010

Les artistes Ruth Anderwald (né en 1976 à Graz en Autriche) Leonhard Grond (né en 1977 à Graz en Autriche) travaillent en duo depuis 1999 dans le domaine de la photographie, du film expérimental et de l’installation. Ils ont exposés à de nombreuses occasions en Autriche et dans le monde, notamment lors de Camera Solaris au Museum für Angewandte Kunst de Vienne, de Paradise Now! Essential French Avant-garde Cinema 1890-2008 à la Tate Modern de Londres ou à l’occasion de FILM, le rendez-vous thématique du mercredi au Centre Pompidou.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Dans Atlases nous demandons aux gens de porter le poids du monde sur leurs épaules, comme Atlas dans la mythologie grecque. Certains s’exécutent avec légèreté, d’autres redoublent d’efforts, d’autres encore se couchent à terre ou se mettent à genoux. Leur pose diffère en fonction de la manière dont ils voient le monde.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
En assistant en tant que spectateur à Atlases, le théoricien chinois Gu Zheng a mis notre travail en relation avec un idiome de son pays qui dit en substance que soulever quelque chose de lourd c’est la même chose que de soulever quelque chose de léger. Dans le texte qu’il a écrit pour notre catalogue, il dit: « Dans la mythologie grecque, Atlas porte le monde sur ses épaules, alors que dans les photographies d’Anderwald et Grond, les vrais atlas aux pluriel portent tous ensemble la terre. Mais en Chine, pour exprimer l’idée du globe, on utilise un terme qui combine les notions de ciel et de terre. Le ciel et la terre ensemble font le monde. On ne peut les séparer. Si l’on porte la terre, on porte également le ciel, ou plutôt, peu importe alors ce que l’on porte… »

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
L’appareil photographique ne permet pas de faire le jour sur la vérité des objets portraiturés. Il s’agit toujours d’un point de vue subjectif, celui du photographe, l’intention de l’oeil derrière le viseur. Le regard à travers l’objectif correspond à celui de la personne derrière l’appareil.

4- Quelle est la part intime de votre œuvre?
L’identification d’un sujet est un moment d’intimité.

jusqu’au 8 mai 2010
Ruth Anderwald et Leonhard Grond – L’horizon brisé
Widmer+Theodoridis
Weggengasse 3
8001 Zurich
+41 43 497 39 79

www.0010.ch

www.anderwald-grond.net

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