Ars brevis vita longa

+ Emily Richardson jusqu’au 19 mai 2010 Verein Shedhalle Zurich

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 18/03/2010


Les films et installations d’Emily Richardson explorent les paysages et environnements pour mieux révéler comment l’activité, le mouvement et la lumière s’inscrivent dans un lieu. En traversant une gamme extraordinairement diverse de paysages parmi lesquels les rues désertes de l’East End, les forêts, les champs pétrolifères de la mer du Nord, les HLM d’après-guerre et les casernes militaires de la guerre froide. Les films de Emily Richardson se concentrent sur les détails et montre toute l’émotion qu’ils sont capables de développer.
Les films d’Emily Richardson sont distribués par LUX (www.lux.org.uk) à Londres et ont été présentés dans diverses galeries et festivals internationaux dont la Tate Modern et la Tate Britain (en 2009), la Württembergischer Kunstverein de Stuttgart (2007), le Uppsala Museum en Suède (2007), la Northern Gallery for Contemporary Art de Sunderland (2007) et le London, Rotterdam et New York Film Festivals. Emily Richardson a reçu récemment le prix Gilles Dusein à Paris pour l’ensemble de son travail.
Time Frames, un livre sur son travail est publié par Stour Valley Arts, et distribué par Cornerhouse, Manchester.

Un DVD de 6 de ses films les plus récents est publié par LUX et disponible à l’adresse www.emilyrichardson.org.uk

Petrolia
16mm / vidéo
2005
version 3 écrans: 7 min
version écran unique: 20 min
Dir/Caméra: Emily Richardson
Son: Benedict Drew
Distribué par Lux Distribution: www.lux.org.uk

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Petrolia prend son nom d’une plateforme pétrolière située à Cromarty Firth en Ecosse. Le film s’intéresse à l’architecture de l’industrie du pétrole sur les côtes écossaises qui sont supposées être à sec d’ici 40 ans. Ainsi, le films sert de mémoire à ce phénomène industriel: la beauté toxique de la raffinerie de Grangemouth, d’énormes plateformes de forage glissant sur les eaux et la dernière danse des grues navales dans le port de Glasgow.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
A un monde inhabité où la position de l’être humain est usurpée par des processus naturels, technologiques et industriels. En enregistrant des événements petits, insignifiants et invisibles à l’œil nu, j’attire spécifiquement l’attention sur ces non-événements et j’en change la perception même qu’on a de ces éléments. Le son a aussi son importance en se maintenant entre le silence et le bruit, amplifiant et dirigeant notre attention sur les petits bruits qui nous entourent mais que nous filtrons à longueur de journée.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
Je ne saurais répondre à cette question

4- Quelle est la part intime de votre œuvre?
Mes films sont des documents, mais des documents subjectifs qui se situent entre le réel et l’imaginaire sur la ligne entre le visible et l’invisible: ils se tiennent là, en périphérie de la réalité, ainsi toujours en restant connectés.

jusqu’au 19 mai 2010
Emily Richardson – Lands End. Landscape as Image and as Space
Verein Shedhalle
Rote Fabrik
Seestrasse 395
Postfach 771
CH-8038 Zürich
T. +41 44 481 59 50

www.shedhalle.ch

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