Ars brevis vita longa

+ Erik Smith jusqu’au 18 avril 2010 Black Mirror Arsenic Lausanne

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 01/03/2010


Schwarze die Verbotene...(Bethlehem)/The Ghost of James Lee Byars Calling 2007 - 50x70 cm, charbon sur papier mouchoir noir, édition: 1 + 1 AP

D’origine américaine, Erik Smith vit et travaille en tant qu’artiste à Berlin depuis 2002. Ses installations, sculptures et photographies explorent souvent les limites et la complexité des sujets traitant de culture au sens large du terme et de la portée des événements historiques. Il a montré son travail dans de nombreuses galeries en Europe et aux Etats-Unis et notamment à la galerie Kapinos à Berlin, à la Rena Bransten Gallery de San Francisco. Parmi ses expositions muséales et insititutionnelles les plus récentes figurent « Who, Among You, Deserves Eternal Life? » au Sculpture Center, LIC, New York, et « The Ghost of James Lee Byars Calling » au De Appel Center for Contemporary Art d’Amsterdam. Erik Smith travaille actuellement à l’élaboration d’une installation monumentale pour l’espace publique de Berlin.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Il s’agit d’un dessin réalisé au charbon sur un mouchoir en papier noir plié. Ce travail fait partie d’une série de dessins qui appartiennent eux-mêmes à un projet plus large intitulé The Ghost of James Lee Byars Calling (2006-7). Ce travail important regroupe des installations, des sculptures, des performances, de la vidéo, du son et des éditions.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Le projet fusionne le travail de James Lee Byars (1932-1997) – artiste de performance internationalement reconnu – avec le royaume underground du Black Metal. Les dessins recréent les lettres que Byars écrivait avec son écriture si particulière et envoyait ensuite à ses amis, ses collectionneurs et ses collègues artistes parmi lesquels Beuys. Mais dans mon travail, les observations philosophiques de Byars sont remplacées par les paroles viscérales de divers groupe de Black Metal. L’idée consiste à coupler la contemplation réflective de Byars à la violence et la destruction célébrée dans le Black Metal.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
Comme une étude culturelle absurde qui prendrait pour thématique les contrastes entre le langage de Byars et celui du Black Metal. Bien qu’objectivement opposés, ces deux lanagages partagent certaines caractéristiques fondamentales comme de forts intérêts pour la théâtralité, le noir et le thème de la mort. Je trouve cela à la fois intéressant et drôle de constater que deux expressions aussi différentes reposent sur quelques thèmes et éléments semblables et, en même temps, que leur signification soit si éloignée l’une de l’autre. Le projet ne porte pas tant sur Byars ou le Black Metal per se, mais plutôt sur l’exploration de relations paradoxales de l’espace hybride et indéfinissable qui résulte de leur juxtaposition.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre?
L’atmosphère qu’elle cherche à créer.

jusqu’au 18 avril 2010
Erik Smith – Black Mirror
Arsenic
Centre d’Art scénique contemporain
Rue de Genève 57
CH-1004 Lausanne
T. +41 21 625 11 36
http://www.theatre-arsenic.ch

www.eriksmith.de

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