Ars brevis vita longa

+ Elisabeth Llach jusqu’au 28 février 2010 Accrochage Vaud 2010 Musée Cantonal des Beaux-Arts Lausanne

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 12/02/2010


öl 16, 2009, 100x70 cm


Née en 1970 à Neuchâtel, Elisabeth Llach vit et travaille à La Russille (Vaud).
Elle est le membre fondateur du collectif « Makrout Unité » (La Russille, 2004), une organisation d’événements culturels d’art contemporain. Son travail a été montré dans de nombreuses expositions personnelles et collectives et il est présent dans plusieurs collections en Suisse et à l’étranger parmi lesquelles celle du Mamco (Genève), de la Banque Cantonale Vaudoise et du FCAC (Genève). En 2009, elle est la lauréate du Prix du Jury d’Accrochage [Vaud 2009] au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Après Accrochage, elle exposera chez KATZ CONTEMPORARY du 3 mars au 10 avril 2010. En Suisse, elle est représentée par la galerie KATZ CONTEMPORARY à Zurich.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Je constitue différentes séries de peintures, constemment en cours. Il y a «ne t’inquiète pas», «Alles wird Gut» , «Stillleben» et «Öl». De ce fait, dans mon travail, chaque peinture, quelle que soit la série, est reliée à la précédente et la suivante.

L’œuvre que je propose ici est une peinture acrylique sur papier, tirée de la série qui a débuté en 2008 et qui s’intitule « Öl  16 ».
« Öl » c’est un son, une alarme. C’est aussi le mot allemand désignant l’huile, le pétrole (kérosène). Quelque chose de gras, épais, collant, noir, envahissant et polluant.
Au centre, une figure féminine qui pourrait sortir d’une comédie musicale traverse – en suspension – une scène aux différents éclairages qui pourrait être celle d’un musée, d’une salle de bal. Le long bras droit traverse une image floue, évocation d’une photographie lumineuse de Jeff Wall. Celle-ci illustre un ventriloque et sa marionnette dans un salon lors d’un goûter d’anniversaire.
À gauche de la figure féminine, autre présence prise dans le noir, « triples-Twiggy » (célèbre mannequin de l’époque d’Andy Wahrol) figure-sculpture.
Rien n’est bien précis finalement, la peinture reste une abstraction.
Les éléments se juxtaposent me laissant dans un mystère jubilatoire.
Rien n’est vrai à part ce que l’on en fait.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
De manière incontournable, une certaine peinture figurative depuis qu’elle existe :
Bruegel, Bosch, Goya, Lubin Baugin, Manet, Courbet, Rembrand, Velàzquez, Vermeer, Watteau, Gainsborough, Hockney, Hopper, Hodler, Vallotton, Giorgione, Giotto, Fra Angelico, Caravage, Chardin, Fragonard, Géricault, Lautrec, Frida Kalho, Magritte, Henry Darguer, Luc Tuymans, Luc Andrié, Lucian Freud, Bryan Calvin, Chantal Joffe, Elizabeh Peyton, Karen Kilimnik, John Currin, Lisa Yuskavage, etc…

D’autres artistes aussi qui ne sont pas peintres :
Matthew Barney, les frères Chapmann, Cindy Shermann, Maurizio Cattelan,
Robert Gober, Vanessa Beecroft, Rineke Dijkstra, David Hamilton, Jeff Wall,
Karen Knorr, Diane Arbus, Meret Oppenheim, Yayoi Kusama.
Et la liste peut continuer. Par exemple ainsi:
– le cinéma, l’image scénarisée, les lumières, les projecteurs, les coulisses.
– les magazines de mode : Vogue, Numéro, Dutch, Flaunt, I-D, Sang-Bleu, Double, Kid’s wear, Mixte, Crash, Citizen K, A Magazine, Nova etc…
– les images trouvées de toutes époques et de toutes catégories.
– différents paysages et atmosphères autour de ma maison.

J’aime que les références flottent dans nos mémoires sans qu’elles soient trop évidentes.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
Plus qu’une image ou qu’un récit illustrant ce qu’il y a à voir, j’aimerais que mon œuvre soit perçue comme une résonance à notre époque, un questionnement contemporain, mais aussi une interrogation sur notre histoire plus lointaine et primitive. Qu’elle touche des zones moins contrôlables, provoquant peut-être l’éclat de rire ou la crise de larmes. Qu’elle soit aussi perçue comme une onde qui inlassablement suit son cours.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre?
Sans mon intime présence à ce monde, il n’y a pas d’œuvre.

jusqu’au 28 février 2010
Elisabeth llach Alles wird gut-Tout ira bien
ACCROCHAGE Vaud 2010
Musée cantonal des Beaux-Arts / Lausanne
Palais de Rumine, C.P.
Place de la Riponne 6
CH – 1014 Lausanne

Tél: +41 21 316 34 45

http://www.musees-vd.ch/fr/musee-des-beaux-arts/page-daccueil/

Edité par Sang Bleu, le catalogue des oeuvres d’Elisabeth Llach présentées à Accrochage est à vendre à la boutique du Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et sur le site des éditions Sang Bleu.

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