Ars brevis vita longa

+ Andreas Seibert jusqu’au 10 mars 2010 galerie Quai N°1 Vevey

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 03/02/2010

Né en 1970 à Wettingen en Argovie, Andreas Seibert a étudié la photographie, la littérature et la philosophie allemandes à l’Université de Zurich. Depuis 1997, il vit et travaille à Tokyo. Son travail photographique a été publié dans de nombreux magazines internationaux et a été montré dans des expositions à travers le monde. Il a fait partie de l’agence photographique « Lookat Photos ». Depuis 2002, il s’intéresse par le biais de son travail photographique aux travailleurs immigrés chinois.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Mon travail pourrait se définir en tant que documentaire photographique avec un intérêt marqué pour les problèmes d’ordre social et économique. Le documentaire photographique permet de mettre un visage humain sur des problèmes abstraits tels que la migration des personnes, des problèmes qui potentiellement peuvent avoir un impact global. C’est ce que je m’efforce de montrer par le biais de mon travail.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Mon travail photographique se réfère tout d’abord à la réalité ou au monde réel, il existe plusieurs façons de définir cette notion. Mon travail consiste en une image personnelle et non scénarisée de la réalité.
Mes références sont nombreuses et ne sont pas uniquement photographiques. Elles me viennent également du cinéma, de la littérature, de la musique et de nombreuses autres sources.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
Premièrement, il est important de signifier que mes photographies sont des documents visuels de ce qui s’est passé, des témoins. Deuxièmement, je m’efforce de figer des instants capables de capter l’attention du spectateur. Je veux non seulement que mes images aient un contenu fort mais également que leur forme visuelle soit intéressante. Troisièmement, en photographiant, je tente de comprendre un peu mieux ce qui se passe autour de moi et je serais vraiment très heureux si mon travail photographique avait le pouvoir de faire mieux comprendre aux spectateurs les enjeux qui se trament derrière les images qu’ils regardent.
Je ne pense pas qu’il y ait une lecture idéale de mes images. Chaque spectateur doit trouver sa propre approche et nouer sa propre relation à mes images.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre?
Comme écrit dans mon livre « From Somewhere to Nowhere – China’s Internal
Migrants », publié aux éditions Lars Muller Publishers, j’ai rencontré de nombreux immigrés durant leurs heures de travail ou je les arrêtaient dans la rue. Ils mirent un certain temps à se confier et à me raconter leur vie, à répondre à mes questions et nombreux furent ceux qui m’invitèrent chez eux, même à me montrer leur village d’origine. Ils m’ont laissé rentrer dans leur vie et en emporter une partie avec moi, soit en prenant des photos ou en me permettant de raconter leurs histoires. Je leur suis reconnaissant pour la confiance qu’ils m’ont accordée à moi et à mon travail. Ce que j’ai fait et capturé de ces moments partagés consiste en la partie la plus intime de mon travail.

jusqu’au 10 mars 2010
Andreas Seibert
GALERIE QUAI N°1
Place de la Gare 3
1800 Vevey

www.quai1.ch

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