Ars brevis vita longa

+ Bernard Voïta jusqu’au 20 mars 2010 Galerie Bob van Orsow Zurich

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 27/01/2010


Paysage ahah #9, 2009 - Ink jet on paper and glass, framed - Ed. of 3 - 113 x 163 x 5 cm / 44 1/2 x 64 1/8 x 2 inch



Paysage ahah #12, 2009 - Ink jet on paper and glass, framed - Ed. of 3 - 113 x 163 x 5 cm / 44 1/2 x 64 1/8 x 2 inch




Paysage ahah #1, 2009 - Ink jet on paper and glass, framed - Ed. of 3 - 113 x 163 x 5 cm / 44 1/2 x 64 1/8 x 2 inch


Né à Cully en Suisse en 1960, Bernard Voïta suit les cours de Silvie et Chérif Defraoui à la ESAV de Genève, l’ancienne appellation de l’école des Beaux-Arts.
Son travail est exposé internationalement (notamment à la Kunsthalle de Zurich, à la Pinakothek der Moderne à Munich, au Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne ou encore au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig de Vienne). Il vit et travaille à Bruxelles.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?

Mes travaux récents sont constitués de deux photographies distinctes, superposées l’une à l’autre. Deux impressions digitales, l’une sur verre et l’autre sur papier.
Il y a, d’une part une photo trouvée, c’est-à-dire prise par moi ou quelqu’un d’autre et, de l’autre, une photo construite dans l’atelier. L’impression sur verre vient, en quelque sorte obstruer la photo en retrait en même temps qu’elle la creuse, la met à distance autant qu’elle la ramène vers l’avant.
Ces deux photographies se croisent, si je peux dire à leur surface, dans un va et vient continu. Et c’est dans cette oscillation allant de l’une à l’autre qu’une image prend corps.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?

Aux alentours du XVII siècle, le passage du jardin régulier, à la française, au jardin pittoresque, a été rendu possible grâce essentiellement à deux changements du dispositif paysager. Premièrement par l’abandon de l’axe géométrique central qui définissait la place du jardin à partir du château, l’inscrivait dans une continuité architecturée, mais surtout et avant tout par l’invention très astucieuse du «haha», qui permettait d’effacer le mur d’enceinte sans pour autant le faire disparaître en l’inscrivant en creux sous la forme d’un fossé entre le jardin et le paysage alentour…Cette limite rendue invisible n’empêchait donc plus le regard d’embrasser le paysage.
Le titre que j’ai donné à cette série fait directement référence à ce dispositif particulier, qui marque l’entrée du paysage dans le jardin.
Parce qu’à partir de là, on bascule littéralement d’un espace à l’autre. En simplifiant un peu les choses, on pourrait dire qu’on quitte le plan de l’architecte pour la toile du peintre, qu’on passe de l’horizontalité de la table à la frontalité du tableau.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?

L’art a toujours semblé inutile à ceux qui ne savent pas s’en servir…Mais pour ceux que ce travail regarde, je n’ai pas à préjuger du bon usage qu’on pourrait en faire. C’est l’affaire de chacun.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre?

C’est sans importance.

jusqu’au 20 mars 2010
Galerie Bob van Orsouw
Birgid Uccia / Bob van Orsouw
Limmatstrasse 270
ch – 8005 Zurich
t +41 (0)44 273 11 00

www.bobvanorsouw.ch

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