Ars brevis vita longa

+ Oliver Sieber jusqu’au 7 février 2010 Fotomuseum Winterthur

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 06/01/2010


Keiko


Oliver Sieber est né en Allemagne en 1966. Il a suivi des études de photographie à Bielefeld et Düsseldorf. Son travail se compose de séries (SkinsModsTeds, B-Boyz B-Girlz, 11Girlfriends et Boy meets Girl) qui prennent pour sujet la notion d’identité et de sous-culture chez les adolescents. Son travail est exposé régulièrement en Europe et a notamment été présenté à la Photographers Gallery de Londres, au Photographische Sammlung SK/Stiftung
Kultur de Cologne, au National Museum of Photography de Copenhagen,
au Photo Espana Festival de Madrid, à la Yours gallery de Cracovie et
au Fotomuseum de Winterthur. Oliver Sieber a également publié des livres de son travail, dont « Character Thieves », « Imaginary Club » et « J-Subs ».

1. Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Le travail que je présente à Winterthur s’appelle J-Subs et consiste en 66 portrait de punks, rockabillys et psychobillys japonais. La question que je soulève avec ce projet, c’est de savoir s’il est différent d’être punk au Japon, en Europe ou aux Etats-Unis. La série – J-Sub- s’inspire du groupe de punk Uk Subs que j’ai vu en concert lors de mon séjour dans l’archipel.

2. Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
En 1999, j’ai réalisé une série de 53 portraits intitulée « Skins Mods Teds ». Mon intérêt était déjà celui des sous-cultures adolescentes qui découlent d’anciens mouvements, musicaux, stylistiques etc. Ainsi, dans les années 50, après la seconde guerre mondiale, le premiers « rockers » voyaient le jour et s’affirmaient dans une contre-culture créée de toute pièce par et pour eux, une contre-culture qui devait leur servir à s’émanciper et à s’affirmer en tant que rocker dans la société de l’époque, tout en rejetant l’establishment, les traditions et les conventions. ceci, par le biais de la musique mais aussi de la mode, du style et d’autres codes. Et ce phénomène d’appartenance à un groupe n’a pas changé et c’est ce genre de question qui m’inspire dans mon travail en général. Avant d’arriver à Osaka, j’avais juste terminé une série portant sur un groupe de transsexuels qui se battaient pour avoir le droit de choisir ou de ne pas avoir à définir leur sexe.

3. De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
pas de réponse.

4. Quelle est la part intime de votre œuvre, les éléments personnels sous-jacents ?
Je vais répondre à cette question par une question que je me pose tout le temps: à quoi ressemblerait une société dans laquelle je pourrais enfin trouver ma place?

Karaoke jusqu’au 7 février 2010
Fotomuseum Winterthur
Grüzenstrasse 44 + 45
CH-8400 Winterthur (Zürich)
T. +41 52 234 10 60
www.fotomuseum.ch

www.os66.de

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