Ars brevis vita longa

+ Denise Kratzer et Sara Majidzadeh jusqu’au 1er janvier 2010 plug_in Bâle

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 14/12/2009

the wirefly

Denise Kratzer est née en 1980 à Dielsdorf, en Suisse. Après un apprentissage de photographe, elle suit des études artistiques d’abord en Allemagne (Symmedia Akademie de Bielefeld), puis à l’Ecole d’Art et de Design d’Aarau, où elle se spécialise en médias électroniques et nouvelles technologies. Elle expose régulièrement en Autriche, Allemagne et Suisse.
Sara Majidzadeh est née en 1981 à Téhéran en Iran. Elle vit à Araau depuis 1985. Après des études obligatoires normales, elle travaille 3 ans (de 2001 à 2004) puis reprend des études d’art à la University of Applied Sciences Northwestern Switzerland.
Denise Kratzer et Sara Majidzadeh ont travaillé ensemble sur le projet Wirefly qu’elles exposent actuellement au plug_in de Bâle.

1. Pouvez vous décrire votre œuvre ?
Il s’agit d’une installation interactive qui mêle son et lumière. Quatre cocons émettent des bruits, s’éteignent et s’illuminent.
Ces cocons sont connectés à des senseurs installés sur les fenêtres de la salle d’exposition. Le rythme de l’interaction entre les données captées par les senseurs et le résultat au niveau des cocons est donné par la quantité de lumière qui pénètre dans l’espace à travers les fenêtres. Ainsi, l’installation sert d’interface entre la lumière naturelle et celle artificielle puisque le soleil et ses rayons génère au final des sons et l’éclairage de la pièce.

2. Quelles sont les références auxquelles vous faites appel ?
Ce projet est le premier que nous avons réalisé après nos études. C’est donc en quelque sorte notre premier pas sur la scène artistique. Nous faisons référence aux lucioles, dont la lumière semble artificielle alors qu’il s’agit d’organismes vivants. Nous établissons un parallèle entre les lucioles et l’art qui fait usage de l’électronique et des nouvelles technologies. L’un comme l’autre font usage d’éléments techniques et artificiels. Comme un peintre prendrait ces pinceaux et son chevalet, nous utilisons la technologie pour nous exprimer artistiquement. En fin de compte, nous sommes en quelque sorte des larves de lucioles qui cherchons à s’échapper de nos cocons pour pénétrer la scène artistique.

3. De quelle manière aimeriez-vous que votre œuvre soit perçue ?
Pour nous, il est important de bien comprendre ce que l’art des nouveaux médias peut apporter à l’Art, de saisir qu’il s’agit – au même titre qu’un autre médium – d’un support à l’expression artistique à part entière. Il ne s’agit pas que d’expérimentations techniques à destinations de geeks, de gadgets électroniques sans aucun discours sous-jacent. Le moment le plus intime et – selon nous – le plus intense de notre installation et à savourer à la tombée du jour. C’est à ce moment là, quand la lumière commence à manquer, que l’activité des cocons est la plus intense. Seul dans la pièce, le visiteur peut alors se laisser complètement envahir par l’environnement sonore et visuel de la pièce, plongé au cœur du concerto « son et lumière » des cocons en plein récital.

4. Quelle est la part intime de votre œuvre, les éléments personnels sous-jacents ?
Nous défendons l’idée que les Nouveaux Médias – les médias électroniques – peuvent aussi contenir de la poésie, être proche de la nature et transmettre des émotions.

www.denisekratzer.com

jusqu’au 1er janvier 2010
Regionale 10
plug_in
St. Alban-Rheinweg 64
CH-4052 Basel
Tel. +41 61 283 60 50
www.iplugin.org

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