Ars brevis vita longa

+ Tamara Schvitz jusqu’au 1er janvier 2010 plug_in Bâle

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 07/12/2009


vue de l'installation


Née en 1985 à Hellevoetsluis en Hollande, Tamara Schvitz quitte les pays-bas de 200 à 2005 pour étudier puis retourne à Amsterdam pour suivre les cours des Beaux-Arts de la Gerrit Rietveld Academy durant l’été 2009. Elle vit et travaille dans la capitale néerlandaise, son travail de diplôme est à voir au plug_in de Bâle.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
Il s’agit d’une installation son et vidéo (4 projections). Les vidéos ressemblent à des photographies car il n’y a que très peu de mouvement à voir. Elles montrent une prise de vue fixe durant laquelle – à un moment donné – un mouvement surgit et évoque un son particulier. Chaque son et mouvement raconte sa propre histoire. Au départ, la combinaison de l’image et du son peut sembler fortuite.Mais ensuite, un rythme s’impose et commence à organiser les différents éléments dans l’espace. Comme s’il s’agissait de créer une composition.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Dans mon travail, j’utilise tous les souvenirs, les images, les pensées et les associations d’idées qui me passent par la tête. Ces éléments refont surface dans mon travail de manière naturelle. Ainsi, par cette façon de travailler, je fais référence à la fragmentation des pensées et je mets en lumière comment les choses que j’ai vécues évoluent dans ma tête, mènent leur propre vie – comme une seconde existence – dans mon esprit. Ensuite, elle recomposent leurs propres combinaisons et des associations
Ainsi, j’ai utilisé la vache Milka parce qu’elle était là, dans mes pensées, depuis que j’ai vécu en Suisse durant 5 ans. Il s’agit d’une référence consciente au cliché, à la sentimentalité, parce que cette concrétisation en un travail de souvenirs est à la fois très éloignée de l’expérience vécue mais très proche de ce qui se passe lorsqu’on se rappelle de ces choses-là.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
La meilleure façon de lire mon travail c’est de rentrer au coeur de l’installation et d’en devenir un élément. Le spectateur est invité à recomposer pièce après pièces les différents fragments de la pièce en usant de ses propres souvenirs et pensées. Il n’y a pas qu’une histoire, il peut y en avoir un nombre indéfini. J’aimerais que le spectateur ressente qu’il fait partie prenant et physique de l’oeuvre, non seulement par sa présence au coeur du travail, mais également par le sentiment qu’il lui faut s’y faire sa propre place.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre, les éléments personnels sous-jacents?
La part la plus intime de mon travail, c’est ma voix et les images de moi qui enveloppent le spectateur. Ces images et ces sons proviennent de mes pensées et de mes souvenirs. De cette manière je cherche à inviter le spectateur à pénétrer au coeur de mon dispositif, à faire l’expérience d’une part de mon intimité.

jusqu’au 1er janvier 2010
Regionale 10
plug_in
St. Alban-Rheinweg 64
CH-4052 Basel
Tel. +41 61 283 60 50
www.iplugin.org

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