Ars brevis vita longa

+ Florian Joye dans le magazine Dorade n°1 en vente chez Payot

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 20/11/2009


Yellow Smoke & Confettis, 2008


Né le 8 février 1979, Florian Joye vit et travaille à Lausanne. Diplomé de l’ECAL en 2006, il obtient deux ans plus tard un master, toujours en photographie et toujours à l’Ecal. En 2007, il reçoit la bourse fédérale de design. Actuellement il prépare un accrochage pour l’exposition collective Dreamlands qui se tiendra au Centre Pompidou du 28 avril au 3 août 2010 et il participera à l’exposition Regeneration au musée de l’Elysée dans le courant du mois de juin 2010. Il prépare également avec Florence Tétier et Maxime Buechi (de Sang Bleu) le lancement courant février d’un nouveau magazine « art-culture-mode ».

1-Pourriez-vous décrire votre oeuvre?

Ce travail porte pour titre « Useful Chamber − Paysage Augmenté ».
Pour cette série en cours je réalise dans le paysage des interventions grotesques liées à l’imagerie du sublime et du romantisme. Dans une nature qui pourrait ressembler aux premiers mondes, j’utilise des moyens rudimentaires comme un jet d’eau de jardin, un ventilateur mode, une machine à fumée, des fumigènes, un projecteur et d’autres artifices pour transformer le paysage, le manipuler ou le sublimer, en jouant sur les apparences et sur les changements d’échelle. Le titre de cette pièce en particulier – Yellow Smoke & Confettis – révèle l’artifice et prend valeur de vanité. J’ai en tête cette phrase d’Oscar Wilde: « C’est l’incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume. »

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
C’est assez évident pour cette pièce: j’ai longuement observé la peinture romantique et pris en considération tout la symbolique que les peintres attribuaient aux éléments naturels. Je me suis également nourri d’images de presse comme celles de catastrophes naturelles, incendies et tempêtes.
De manière plus générale, mon travail s’articule autour de la notion de vraisemblance, dans un style qui oscille entre le documentaire (réel), la mise en scène (manipulation) et l’imagerie publicitaire (séduction). Je m’intéresse particulièrement aux frontières entre le réel et le virtuel, entre la réalité et le rêve. Je suis fasciné par les décors, les aplats, les copies, les grands chantiers, les maquettes, les micronations, les lieux de représentation, la zootechnie, les centres commerciaux xxl… Je m’inspire de l’imaginaire collectif, de la science fiction et des utopies, en restant attentif à la prochaine évolution de l’homo sapiens. Je lis volontiers les dernières aventures génétiques des professeurs coréens ainsi que les romans d’anticipation sociale de J-G Ballard.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
S’il devait s’agir d’une sensation… Je songerais au doute, au doute sur la nature de ce qui est représenté.

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre, les éléments personnels sous-jacents?
Les références que je mentionne plus haut font partie inhérente de mes projets. C’est en quelque sorte ces intérêts qui attisent ma curiosité et révèlent mes intentions personnelles.
www.florianjoye.com

Le travail de Florian Joye est à voir dans le numéro 1 du magazine Dorade, en vente chez Payot.
www.dorademagazine.com

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