Ars brevis vita longa

+ Catherine Gfeller jusqu’au 19 décembre 2009 à la Galerie Une Auvernier

Posted in ., arts by sweetsweetzerland on 10/11/2009

Les Dérangeuses IX

Les Dérangeuses IX


Catherine Gfeller est née à Neuchâtel en 1966. Après des études universitaires en Histoire de l’Art et Littérature française, elle obtient un Capes d’enseignante, puis un Master of Fine Arts à la School of Visual Arts de New York et enfin un DEA à l’université de Montpellier III en esthétique et psychanalyse. Après avoir vécu 5 ans à New York, elle vit et travaille entre Paris et Montpellier.

1- Pourriez-vous décrire votre oeuvre?
La série « Les Dérangeuses » prolonge les séries précédentes (frises urbaines, multi-compositions) sur les villes. Comme si le pouls urbain envahissait l’espace privé et faisait sentir son impact, comme si les chambres étaient des rues encombrées de trafic.
En pénétrant dans les chambres privées, on découvre les mêmes anonymes qui sillonnent les rues des grandes villes de mes Multicompositions: parfois ils sont derrière la caméra parfois devant, ils occupent alternativement ces places, ces positions.
Ces protagonistes ont absorbé la pulsation urbaine et, dans leur intimité, s’adonnent à d’étranges rituels, avec des gestes répétitifs.

2- Quelles sont les références auxquelles vous faites appel?
Je vise justement à une perte des références habituelles: l’espace se voit explosé en myriades d’objets de couleurs.
J’aime créer des compostions (que ce soit par des installations vidéo ou des compositions photographiques) qui transfigurent la vision habituelle, « monoculaire » par le « geste » de « multicomposer », de mettre en association des images, de les superposer, de mélanger l’image vidéo et l’image photographique.
Le spectateur perd les notions d’échelle (ce qui est proche, ce qui est lointain), d’orientation (nord-sud) ou même de mouvement ou d’immobilité: il peut ainsi évoluer dans une atmosphère onirique et sensuelle.

3- De quelle manière aimeriez-vous que votre oeuvre soit perçue?
De manière fictionnelle. Il ne faut surtout pas « lire » mes images de manière réaliste et vouloir déchiffrer chaque objet, au contraire: la composition de l’image, les superpositions des éléments sont comme des invitations au dérèglement des sens….

4- Quelle est la part intime de votre oeuvre, les éléments personnels sous-jacents?
J’utilise des éléments biographiques en les traitant comme des éléments concrets, comme de la pâte à modeler: aucune référence n’est explicite mais les éléments biographiques agissent comme toile de fond.

GALERIE UNE
RUE DES EPANCHEURS 1 CP-81
CH-2012 AUVERNIER-NE

T. 032 724 61 60

www.galerieune.ch

Du mercredi au samedi 14h – 18h

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