Ars brevis vita longa

The Dream | documentary, 26 minutes, 2014

Posted in . by sweetsweetzerland on 21/12/2014

The Dream is a documentary about cinema as seen from behind the scenes, from the stuntmen’ side. How cinema feeds on the people’s dreams, why Hollywood’s lights can be more glaring than bright and how it is to stay in the shade of an industry obsessed with the limelight. Newcomers, third generation stuntmen, old legends of the industry tell their story about this very specific occupation.

Produced, written, directed, shot and edited by Catherine Cochard

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Motherboard – Das neue Geschäft mit der Privatsphäre

Posted in . by sweetsweetzerland on 07/12/2014

Un documentaire réalisé, produit et monté pour Motherboard (Vice) Austria / Deutschland / Switzerland

Auf Deutsch
Capture d’écran 2014-12-07 à 18.20.48Motherboard – Das neue Geschäft mit der Privatsphäre

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Art Talk – Milo Moiré

Posted in . by sweetsweetzerland on 07/12/2014

Un documentaire réalisé et monté pour Vice Alps / Deutschland sur l’artiste suisse Milo Moiré durant Art Basel en juin  2014.

Auf Deutsch
Capture d’écran 2014-12-07 à 18.13.49Vice – Art Talk: Milo Moiré

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The dream

Posted in . by sweetsweetzerland on 11/07/2014

« The Dream » is a documentary about cinema as seen from behind the scenes, from the stuntmen’ side. How cinema feeds on the people’s dreams, why Hollywood’s lights can be more glaring than bright and how it is to stay in the shade of an industry obsessed with the limelight. Newcomers, third generation stuntmen, old legends of the industry tell their story about this very specific occupation.

Produced, written, directed, shot and edited by Catherine Cochard

 

 

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L’arbre par Guillaume Vionnet 3/3

Posted in . by sweetsweetzerland on 20/12/2013

C’est maintenant le petit Timothée qui déboule dans la lumière. Il est joyeux, blond, vif. Longeant la muraille verte du fort, le bambin se met à grimper contre le tronc aux arrêtes rêches et crevasses d’araignées à mousse blanche. L’arbre est là immobile, il a dû revenir, il connaît seul le mystère de sa terrible ronde. A Timothée aventureux son cœur bat vite, fort, frappe sa poitrine frêle, mais il monte. Il est effarouché, ses bras tremblent, hésitants, il grimpe encore, atteint les premiers branchages et s’élève sur l’horizon entre les feuilles drues. Il est heureux, il voit sa maison, il sait sa famille proche. Sa semelle glisse, son pied dérape, sa jambe cède au vide et l’attire soudain dans la tombe de terre grasse tout en bas. Les douves putrides l’accueillent déjà et l’enterreront. Il hurle et les branches passent, puis la chute et le choc mou. Le silence et la quiétude regagneront vite sous l’ombrage oublié où gésira le gentil Timothée.

L’arbre soupire. Il a soulevé sa grosse masse, il se tord puissamment du sol, craque, se fend aux pourritures et recueille l’enfant volant encore. Il rebondit, s’apaise dans une vilaine ramée maigre et ses pas s’enfoncent à nouveau dans la bourbe noire, s’éloigne en pleurs. L’arbre est mort ce jour, cette nuit sa grande silhouette rompue s’est figée. Demain on l’abattra.

photo

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L’arbre par Guillaume Vionnet 2/3

Posted in . by sweetsweetzerland on 18/12/2013

Le monstre sort la nuit. On le dit, les vieux le savent. Il arrache la terre qui se répand en mottes putrides, écrase la route bitumeuse, ombre effrayante dans la noirceur, il brise des bras aux autres arbres qui s’opposent à son passage funeste. Pierres fracturées, chats, hérissons, fouines broyés au bois dans les ténèbres, petits cadavres à l’aurore qu’on découvre, plaies de poils dardées d’esquilles. La voirie communale les ramasse et s’en plaint depuis des décennies. Qui d’autre a cette force cruelle ? Et ce qu’il emporte, ce qu’il visite dans sa malédiction, ce qu’il cherche sous la brume, personne ne le sait, mais il va, traverse au sommeil la campagne tapie, jusqu’à Ursy où la falaise fut raclée dans les hauteurs comme par un tronc qu’on traîne. L’arbre rôde en masse difforme, déplacement opaque de ramures craquantes, Madeleine rentrée tard l’a entendu la suivre, gestes diffus plus obscurs dans l’obscur que d’aucuns ont pu percevoir derrière le reflet du feu sur les carreaux. Et la lune l’a marqué, parce qu’un géant dans les futaies remue seul sous sa lueur quand il n’y pas un souffle ; ça on l’a vu, on l’a bien reconnu, on a pu le jurer. Et les traces dans les champs, un labour oblique et large, on aurait traîné des corps, grave charrue macabre sous des feuilles hâves qu’on y aurait seules retrouvées au matin.

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L’arbre par Guillaume Vionnet 1/3

Posted in . by sweetsweetzerland on 16/12/2013

Là, sous l’enceinte du château de Rue, il y a d’anciennes douves comblées. Une combe sombre à l’odeur de sépulcre sous la molasse, un recoin du terrain où les pierres moussues nagent sur la terre humide. Là est l’arbre. Un grand chêne plissé et gris, aux branches mortes torturées, à la ramure lourde et profonde, couvrant la tourbe d’où ses racines noueuses jaillissent dans la pente. Il ne bouge pas, l’arbre ne bouge pas. Le vent froid le parcourt, l’arbre attend. Le soleil gravite et l’illumine, l’arbre terne est coi. Il fait peur. Il inquiète. Malade, il faudra songer à l’abattre. A assainir ces lieux obscurs au passé de mort.

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Hors-série Arts, journal Le Temps, 13.11.2013

Posted in arts by sweetsweetzerland on 13/11/2013

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Muriel Décaillet à la Galerie d'(A)

Posted in arts by sweetsweetzerland on 02/09/2013

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Calmos by Guillaume Vionnet

Posted in arts by sweetsweetzerland on 26/08/2013

« Une heure, peut-être deux, ou trois peut-être. Et le souvenir de Ramuz (oui), sur le cercle des risées, rapides sur l’eau bleue tout en bas. L’air retombe. Les vignes reposent et ploient vertes dans le soir. La lune guigne en éclat entre les arbres haut sur la pente. C’est la nuit maintenant, au ciel les étoiles luisent. Le lac est noir, et les montagnes, les côtes scintillent. Les hameaux de pierre se serrent sous l’étendue invisible qui s’ouvre.

Le reposoir d’une terre vieille, qui a coulé dans les verres, qui a coulé dans les veines. Et puis le sang a cessé de circuler, mais les vignes poussent, et le soleil brille. On a ces jours, mais on n’a pas ces jours. Voilà qui nous réjouit, voilà qui nous perd. Mais on est là, et tout est beau, dans cette attente. »photo-1

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